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De nombreuses informations utiles pour la santé de l’homme, de la femme et de l’enfant.

l ne faut pas oublier que la santé est l’état physiologique de l’homme, c’est-à-dire l’équilibre et le bon fonctionnement de son organisme.
Ce sont aussi des sciences qui s’améliorent au fur et à mesure avec le temps. Enfin, c’est également la santé publique, c’est-à-dire l’ensemble des moyens visant à maintenir ou améliorer la santé de la collectivité.

Facteurs de risque du cancer du sein

 

Plusieurs facteurs de risque du cancer du sein ont été clairement mis en évidence. Toutefois, pour la majorité des femmes présentant un cancer du sein, il n’est pas possible d’identifier des facteurs de risque particuliers (IARC, 2008 ; Lacey et al., 2009).

Des antécédents familiaux de cancer du sein accroissent le risque par un facteur de deux ou trois. Certaines mutations, en particulier celles des gènes BRCA1, BRCA2 et p53, entraînent un risque très élevé de cancer du sein. Toutefois, ces mutations sont rares et ne représentent qu’une faible partie de l’ensemble de la charge de morbidité et de mortalité par cancer du sein.

Les facteurs génésiques associés à une exposition prolongée à des œstrogènes endogènes, tels qu’une puberté précoce, une ménopause tardive ou une première grossesse tardive, figurent parmi les facteurs de risque les plus importants du cancer du sein. Les hormones exogènes entraînent aussi un risque plus élevé de cancer du sein. Les femmes utilisant des contraceptifs oraux ou un traitement hormonal substitutif courent ainsi un risque plus élevé par rapport aux femmes qui ne les utilisent pas. L’allaitement a un effet protecteur (IARC, 2008, Lacey et al., 2009).

La contribution de plusieurs facteurs de risque modifiables – à l’exclusion des facteurs liés à la reproduction – à la charge globale de morbidité et de mortalité par cancer du sein a été évaluée par Danaei et al. (Danaei et al., 2005). Les auteurs concluent que 21% de l’ensemble des décès par cancer du sein dans le monde peuvent être attribués à la consommation d’alcool, au surpoids et à l’obésité, et à l’absence d’exercice physique.

Ce pourcentage était plus important dans les pays à revenu élevé (27%), et le facteur de risque le plus significatif était le surpoids et l’obésité. Dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, la proportion des cancers du sein pouvant être attribués à ces facteurs de risque était de 18%, et l’absence d’exercice physique était le déterminant le plus important (10%).

Les différences dans l’incidence des cancers du sein entre pays développés et pays en développement peuvent en partie être expliquées par les effets de l’alimentation associés à une première grossesse plus tardive, un plus petit nombre d’enfants, et à une durée d’allaitement plus courte (Peto, 2001). La tendance croissante à l’adoption de styles de vie occidentaux dans les pays à revenu faible ou intermédiaire est un déterminant important de l’augmentation de l’incidence du cancer du sein dans ces pays.

Lutte contre le cancer du sein

Les moyens de lutte contre le cancer doivent comprendre la prévention, le dépistage précoce, le diagnostic et le traitement, la réadaptation et les soins palliatifs.

Sensibiliser davantage le grand public au problème du cancer du sein et aux mécanismes qui permettent de lutter contre celui-ci tout en préconisant des politiques et des programmes appropriés: telle est la principale stratégie de lutte contre le cancer s’appuyant sur la population. De nombreux pays à faible revenu ou à revenu intermédiaire se trouvent désormais confrontés au double fardeau du cancer du sein et du cancer de l’utérus qui sont extrêmement meurtriers chez les femmes de plus de 30 ans. Ces pays doivent mettre en œuvre des stratégies combinées qui répondent à ces deux problèmes de santé publique de manière efficace et économique.

Prévention

La lutte contre certains facteurs de risque du cancer du sein sur lesquels il est possible d’agir et une prévention intégrée efficace des maladies non transmissibles favorisant une alimentation saine, l’exercice physique et la lutte contre la consommation d’alcool, le surpoids et l’obésité pourraient avoir un impact et réduire l’incidence du cancer du sein à long terme.

Dépistage précoce

Bien qu’une certaine réduction des risques puisse être obtenue grâce à la prévention, les stratégies en ce sens ne peuvent permettre d’éliminer la majorité des cancers du sein qui surviennent dans les pays à faible revenu ou à revenu intermédiaire. Par conséquent, un dépistage précoce afin d’améliorer l’issue de la maladie et les chances de survie reste le principal moyen de lutter contre le cancer du sein (Anderson et al., 2008).

Il existe deux méthodes de dépistage précoce:

  • le diagnostic précoce ou la reconnaissance des premiers signes et symptômes dans les populations présentant certains symptômes, afin de faciliter le diagnostic et un traitement à un stade précoce, et

  • le dépistage qui est l’exécution systématique d’un test de dépistage dans une population normalement asymptomatique. Il vise à trouver les individus porteurs d’une anomalie évocatrice d’un cancer.

Un programme de dépistage est beaucoup plus complexe à mettre en œuvre qu’un programme de diagnostic précoce .

Quelle que soit la méthode de dépistage précoce utilisée, le succès d’un dépistage précoce dans la population repose essentiellement sur une planification rigoureuse et un programme bien organisé et durable qui vise le bon groupe de population et veille à la coordination, à la continuité et à la qualité des interventions pendant toute la durée des soins. Le fait de cibler le mauvais groupe d’âge, par exemple des femmes plus jeunes dont le risque de cancer du sein est moins élevé, pourrait aboutir à un plus faible nombre de cancers du sein détectés par femme dépistée et, par conséquent, réduire le rapport coût/efficacité du programme. En outre, le ciblage de femmes plus jeunes aboutirait à une analyse plus approfondie de tumeurs bénignes, entraînant une surcharge inutile des établissements de santé du fait de l’utilisation de ressources supplémentaires en matière de dépistage.

Diagnostic précoce

Le diagnostic précoce reste une importante stratégie pour dépister la maladie aux premiers stades, en particulier dans les pays à revenu faible ou à revenu intermédiaire où les maladies sont généralement diagnostiquées à des stades avancés et où les ressources sont très limitées. Certaines données factuelles montrent qu’une telle stratégie peut aboutir à un « recul » de la maladie à des stades qui sont davantage susceptibles de répondre à un traitement curatif (c’est-à-dire à l’augmentation de la proportion des cancers du sein dépistés à un stade précoce) (Yip et al., 2008).

Mammographie

La mammographie est la seule méthode de dépistage aux résultats tangibles. Elle permet de réduire la mortalité par cancer du sein de 20 à 30% chez les femmes de plus de 50 ans des pays à revenu élevé lorsque le taux de dépistage est supérieur à 70% (IARC, 2008). Le dépistage par mammographie est très complexe et demande d’importantes ressources, et aucune recherche n’a été menée quant à son efficacité dans les pays où les ressources sont limitées.

Auto-examen des seins (AES)

Il n’existe pas de preuve de l’effet du dépistage moyennant l’auto examen des seins (AES). Toutefois, on a pu constater que la pratique de l’auto-examen, ou palpation, des seins permet aux femmes de se responsabiliser et de prendre en charge leur propre santé. Par conséquent, l’auto-examen est recommandé pour sensibiliser les femmes à risque plutôt que comme une méthode de dépistage.